Chef-d’œuvre

Ce travail, véritable « épreuve de maturité », s’étend sur une année, et commence dès la 11e classe. Chaque élève doit s’investir sur un sujet librement choisi qu’il ou elle traitera de trois façons:

  • une réflexion personnelle s’appuyant sur la pensée et menant à un travail écrit,
  • une réalisation pratique/artistique/sociale, mobilisant la volonté (construction, spectacle, création artistique ou littéraire, organisation d’une manifestation, animation d’un lieu, etc),
  • une présentation orale publique.

Un guide de travail incluant des échéances leur est remis, et des ateliers sont organisés pour leur permettre d’affiner leurs idées. Tous les élèves doivent avoir choisi leur sujet avant les vacances d’été, mais si pour certains le projet est très clair dès le départ, pour d’autres la pause estivale peut parfois les conduire à réorienter leur travail.

Chaque élève est accompagné-e d’un tuteur, en général un professeur de l’école, qui l’assiste dans son cheminement, l’amène à se poser des questions, et procédera à l’évaluation finale. L’initiative du contact revient à l’élève qui, en tant que maître d’oeuvre de son projet, est responsable de la relation avec son tuteur tout comme de son planning. Le tuteur – bénévole – sera parfois choisi en fonction de ses compétences sur le sujet abordé, ou bien pour un soutien particulier, ou encore par affinité; il témoignera d’une certaine disponibilité. Le recours à des personnes ressources à l’extérieur de l’école est par ailleurs vivement encouragé.

Les thèmes choisis par les jeunes sont souvent très variés comme en témoignent ceux de la promotion 2015-2016: l’imaginaire, le langage des sourds, les inégalités hommes-femmes dans le monde du travail, les méthodes alternatives à l’agriculture conventionnelle, les problèmes des abeilles mellifères, la réinsertion suite à un séjour en milieu carcéral, l’univers des odeurs et des parfums, et l’image de soi dans la société.

Le chef-d’oeuvre confronte les élèves à leurs limites, c’est pourquoi des évolutions sont possibles jusqu’au bout, avec parfois comme conséquence de modifier le thème ou le travail central ou d’influencer de façon marquante les moyens de le traiter ou de l’aborder. Le plus intéressant pour les enseignants, c’est d’observer le parcours de chaque jeune sur la durée d’une année. Et pour le public, de visiter l’exposition et d’assister à la présentation publique qui ont lieu généralement au mois de mars.