Baccalauréat

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Préparation au Baccalauréat français dans notre école :

Pourquoi ? Comment ?

Pourquoi le baccalauréat français à l’école Steiner de Genève ?

L’école de Genève a fait le choix, il y a maintenant plusieurs années, d’offrir aux élèves de 12e qui voulaient obtenir un diplôme de fin d’études secondaires tout en restant le plus tard possible dans le parcours scolaire Waldorf, la possibilité de préparer le baccalauréat français.

En effet, le choix de la maturité aurait obligé l’école à abandonner la pédagogie Waldorf du fait de l’obligation de suivre strictement les programmes année par année dès la 10e classe. Le baccalauréat international a aussi été envisagé, mais il est moins bien reconnu que le baccalauréat français, qui peut-être préparé très sérieusement en s’appuyant sur le plan scolaire Waldorf en le complétant peu à peu (à partir de la 12e classe et dans une moindre mesure dès la 11e en ce qui concerne l’histoire et la géographie) de manière à couvrir tout le programme officiel des classes de lycée en France.

Depuis 2018, les élèves s’inscrivent en tant que « candidat scolaire » du fait que nous sommes affiliés au GESBF (Groupement des écoles suisses préparant au baccalauréat français). L’école remplit ainsi le livret scolaire officiel de l’éducation nationale et celui-ci est pris en compte par le jury de délibération du baccalauréat ainsi qu’il est reconnu par les Université suisses et Hautes écoles comme élément d’évaluation complémentaire au diplôme pour l’admission dans l’enseignement supérieur.

Qu’est-ce que le baccalauréat français ?

Le baccalauréat est un diplôme de fin d’études secondaires qui est obtenu dès lors que la moyenne sur l’ensemble de toutes les matières passées en fin d’année de 12e et de 13e s’élève à 10/20. Pour calculer cette moyenne, les notes obtenues dans chaque matière sont affectées d’un coefficient selon qu’elles sont ou non choisies comme enseignement de spécialité. On obtient une « mention » quand on a une moyenne au-delà de 12 : Assez Bien (12), Bien (14), Très bien (16), Félicitations du jury (18). En France, la manière de noter est différente de la Suisse : il n’y a pas de point de présence. Ainsi, un 4/6 à Genève aurait pour équivalent un 10/20 en France. La note moyenne d’une classe au baccalauréat oscille selon les matières entre 9/20 (écrits de français et de philosophie par exemple) et 12/20 (écrits en langues et histoire-géographie par exemple), voire 14/20 (sport). Il est possible, pour améliorer ses chances d’obtenir l’examen ou une mention, de choisir deux enseignements facultatifs dont les points au-dessus de 10 s’ajoutent au total obtenu pour calculer la moyenne de toutes les matières.

Il est aussi possible de repasser à l’oral deux matières auxquelles on a échoué à l’écrit, si l’on a une moyenne générale entre 8 et 10/20, lors d’une session dite de « second groupe d’épreuves ». Ce rattrapage ne peut par contre donner une mention, même si la moyenne recalculée s’élève au-dessus de 12.

À quelles études supérieures le baccalauréat donne-t-il accès ?

Le baccalauréat obtenu sans mention (moyenne de 10/20) permet d’étudier à l’Université en France et en Europe. Obtenu avec mention Assez bien (moyenne de 12/20), il permet d’étudier à l’Université de Genève (attention: certains options de spécialité sont obligatoires, voir dernière question du FAQ ci-dessous).

L’admission dans les Hautes écoles, françaises ou suisses, se fait comme pour les autres candidats sur dossier, chaque école ayant ses propres exigences.

Nous insistons sur la nécessité pour tous de se renseigner précisément sur les conditions d’admission dans les Universités suisses autres que Genève ainsi que les Hautes écoles en précisant que le diplôme est préparé en tant que candidat scolaire.

En quoi consiste l’évaluation du baccalauréat ?

Le baccalauréat change pour la session 2021. Désormais, les élèves sont évalués à hauteur de 10 % sur leurs moyennes annuelles de 12e et 13e, à hauteur de 30 % sur trois épreuves de contrôle continu en 12e et 13e, dans les matières du « tronc commun », et à hauteur de 60 % sur les 5 épreuves finales (le français écrit et oral passé en épreuve anticipée en fin de 12e, puis en fin de 13e, philosophie, grand oral de type « travail de maturité », et les deux enseignements de spécialité choisis par l’élève). Le choix de ces enseignements de spécialité s’effectue donc en fin de 11e classe, ce qui permet d’offrir des cours adaptés dès la 12e classe, tout en conservant les spécificités de notre pédagogie. Les élèves peuvent aussi commencer l’espagnol en tant que 3elangue vivante en 11e classe, ce qui leur donne la possibilité de présenter cette langue en tant qu’épreuve facultative en fin de 13e classe.

Comment se répartissent les coefficients permettant de calculer la moyenne générale à l’examen ?

Contrôle continu (moyennes annuelles de 12e et 13e dans toutes les matières) :
                                                                             10 %

Contrôle continu (épreuves communes)
                                                                             30 %

Épreuves terminales : 
                                                                              60 %

décomposées comme suit :

            Français oral et écrit                            10 %

            Philosophie                                             8 %

            Enseignement de spécialité 1 :           16 %

            Enseignement de spécialité 2 :           16 %

            Épreuve orale :                                       10 %

 

 

Comment préparons-nous au baccalauréat dans notre école ?

Quels choix de langues et d’Enseignements de Spécialité  ?

L’école étant reconnue par le GESBF  (Groupement des écoles suisses préparant au baccalauréat français), elle s’engage à donner aux élèves les heures de cours et programmes préparant au Baccalauréat selon les indications du Ministère de l’Éducation en France.

Les examens terminaux sont présentés dans des centres d’examens en Haute-Savoie voisine, aux côtés des élèves d’établissements français (en général à Saint-Julien-en-Genevois et à Annemasse pour les épreuves obligatoires. Pour les épreuves facultatives, les examens peuvent avoir lieu plus loin en Haute-Savoie, voire à Paris si c’est une option très rare (ex : Finnois).

Nos élèves passent les examens de contrôle continu (Langues, Histoire-géographie, Sciences, Sport) dans notre école, sur des sujets nationaux, et sont évalués par un autre professeur que leur professeur habituel. Ils sont dispensés d’épreuves de travaux pratiques en Sciences.

Choix offerts aux élèves :

Nous préparons les élèves aux examens de langues en Allemand et Anglais (LVA ou LVB à définir avec les enseignants de langues).

Les enseignements de spécialités proposés aux élèves de 12e cette année sont :

– Arts plastiques

– Histoire-géographie, Géopolitique, Sciences politiques

– Mathématiques

– Sciences Physique-chimie

– Sciences et vie de la terre (biologie, géologie)

Les enseignements de spécialité proposés dans la future 13e ne sont pas encore définis.

L’enseignement facultatif actuellement donné au sein de l’école à titre payant est l’Espagnol. Les autres choix sont possibles mais sous la responsabilité des familles (CNED, cours particuliers, cours en ligne).

 

La préparation au baccalauréat affecte-t-elle la qualité de l’enseignement « Waldorf » dans notre école ?

Il s’avère, en fait, que pour les professeurs formés Waldorf qui ont aussi une expérience ou une formation pédagogique « classique » de type enseignement public, les deux ne sont pas incompatibles ! Une vraie démarche d’observation ainsi que la complémentarité entre corps – cœur – esprit dans les processus de connaissance et de compréhension du monde, tels qu’ils sont exercés au sein de notre école, sont des forces pour nos élèves. Il s’agit maintenant pour les professeurs de les aider à s’appuyer sur ces forces pour préparer les épreuves du baccalauréat. L’esprit critique, la pensée autonome, la curiosité naturelle, la capacité à développer ses talents, choyés depuis les jardins d’enfants, doivent être mis au service de ce nouvel objectif : on peut se « plier » aux « normes formelles » d’un examen officiel, tout en ayant un recul critique face à ces normes.

La seule difficulté réelle est en fait que les programmes sont très denses dans certaines matières et qu’il est difficile de concilier cette qualité d’approfondissement d’une approche Waldorf passant idéalement par l’expérience d’abord, avec la durée de la préparation de l’examen : couvrir par exemple tout le programme de philosophie ou d’histoire-géographie sur la seule année de 13eoblige parfois à aller directement au contenu théorique… Cependant, le parcours Waldorf préalable offre souvent l’occasion de passer par l’expérience avant cette année de 13: les élèves philosophent déjà en 10e dans notre école, puis avec l’étude de Perceval en 11e, le Faust en 12e… Ils ont en fait déjà une grande expérience de l’exercice de la pensée. De même dans bien des matières académiques comme les mathématiques, la physique, les langues ou encore le français. Quant aux ateliers, cours de chant, d’eurythmie et stages divers, ils sont un plus jusqu’en 12eclasse incluse. L’histoire et la géographie, telles qu’elles doivent être abordées en vue du baccalauréat français, sont les seules matières où nous devons approfondir en ajoutant une période de « géographie humaine » en 11e classe et une heure de méthodologie en 13e.

Ainsi, nos élèves suivent effectivement un programme Waldorf « enrichi » jusqu’au chef d’œuvre de 12e classe, ce qui fait de cette année, une année aussi riche que stimulante intellectuellement. Leurs enseignants peuvent continuer d’aborder les notions de manière concrète en essayant de leur montrer comment mettre leurs savoir-faire au service de la préparation future de l’examen.

La 13e classe, quant à elle, est plus théorique du fait de l’ampleur des programmes dans certaines matières, mais conserve tout de même deux heures d’atelier hebdomadaire ainsi qu’une heure de chant. Et, à ce stade-là de leur scolarité, nos élèves doivent être capables de comprendre comment s’adapter aux attendus de l’examen qu’ils ont choisi de passer, capacité nécessaire à bien d’autres objectifs dans leur vie future.

 

Informations plus détaillées sur le Baccalauréat : FAQ

En quoi consiste le contrôle continu ?

L’introduction du contrôle continu dans le baccalauréat permet de valoriser la régularité du travail de l’élève en 1ère (12e) et en terminale (13e).

Le contrôle continu représente 40 % de la note finale.

  • 10 % pour la prise en compte des bulletins de 1ère et de terminale dans l’ensemble des enseignements pour encourager la régularité du travail des élèves.
  • 30 % pour des épreuves communes de contrôle continu organisées pendant les années de 1ère et de terminale pour valoriser le travail des élèves.

Les épreuves communes de contrôle continu sont nouvelles mais ne viennent pas alourdir l’organisation de l’année scolaire :

– il s’agit de devoirs ou d’exercices sur table, d’une durée de deux heures, sur le modèle des contrôles communs ou des bacs blancs actuels.

– les établissements décident des modalités d’organisation dans le cadre de périodes (2 périodes en 1ère -janvier et mai- et 1 période en terminale -mai-) qui laisseront un temps suffisant d’acquisition et d’apprentissage pour les élèves (pas de dates imposées au niveau national).

– les sujets, exercices ou énoncés proposés pour les épreuves communes de contrôle continu seront issus d’une banque nationale numérique, conçue par l’Education nationale, avec des barèmes nationaux ; les copies sont anonymes ; les copies sont corrigées par d’autres professeurs que ceux de l’élève ;

 

Quels enseignements sont évalués en contrôle continu ?

Avec la prise en compte des bulletins scolaires, tous les enseignements étudiés par les élèves comptent dans la note finale à hauteur de 10 %.

Les épreuves communes de contrôle continu concernent les enseignements qui ne sont pas évalués dans les épreuves terminales du baccalauréat, soit :

– session de janvier en 1ère (12e) : Histoire-géographie, Langue vivante A, Langue vivante B

– session de mai en 1ère : Histoire-géographie, Langue vivante A, Langue vivante B + Sciences + l’enseignement de spécialité qui n’est plus poursuivi en terminale (13e).

 

Comment est calculée la contribution de 10% de la note finale issue des bulletins scolaires ?

Elle est calculée à partir des bulletins scolaires des années de première et de terminale. Ce calcul est automatisé au niveau académique et n’est pas effectué dans les établissements.

La note correspondante résulte des principes suivants :

  • Elle est calculée en deux parties : l’année de première avec un coefficient 5, puis l’année de terminale avec un coefficient 5. Ces deux moyennes annuelles sont validées au moment du dernier conseil de classe de l’année concernée, dans le livret scolaire de l’établissement.
  • Tous les enseignements comptent à égalité, qu’ils soient obligatoires ou optionnels. C’est la moyenne annuelle figurant dans le livret scolaire du lycée qui est prise en compte, quels que soient le nombre et la nature des évaluations.

Les notes obtenues dans les épreuves communes de contrôle continu ne sont pas comptabilisées dans le calcul des moyennes de livret.

 

Comment est calculée la note ressortant des trois séries d’épreuves de contrôle continu ?

Les épreuves communes de contrôle continu sont organisées en trois séries:

  • Les enseignements évalués lors des épreuves communes de contrôle continu sont :
  • L’histoire-géographie
  • Les langues vivantes A et B
  • L’enseignement scientifique (séries 2 et 3 uniquement)
  • L’enseignement de spécialité suivi en 1ère uniquement (série 2 uniquement)
  • L’EPS – contrôle en cours de formation en classe de terminale

Sur les 30% de la note finale que représentent ces évaluations, chaque enseignement compte pour une part égale, équivalente à 5% de la note finale du baccalauréat.

La notation chiffrée dans chaque enseignement est la moyenne des notes obtenues lors des différentes épreuves, quel que soit leur nombre.

 

En quoi consiste la nouvelle épreuve orale terminale (13e) et quel est son but ?

Elle est préparée en première et en terminale. L’épreuve dure 20 minutes. Elle porte sur un projet adossé à un ou deux enseignements de spécialité choisis par le candidat.

Elle a pour but de développer diverses compétences :

S’exprimer dans un français adapté et précis, être capable de soutenir une idée et d’argumenter constituent des compétences indispensables dans la vie personnelle et professionnelle. L’école doit préparer tous les élèves à acquérir une bonne maîtrise de l’usage de l’oral.

 

L’oral final n’a pas d’horaire dédié, comment sera-t-il préparé ?

Dès la classe de première (12e) et dans le cadre de ses enseignements de spécialité, chaque élève choisira un projet qu’il conduira sur deux années. Pour cela, il sera accompagné par ses professeurs.

En terminale, une fois les deux épreuves écrites de spécialité passées au printemps, les horaires des enseignements de spécialité permettront de préparer plus spécifiquement la présentation des élèves pour l’épreuve orale terminale.

 

Le rattrapage est-il maintenu ?

Oui. Les élèves obtenant une note égale ou supérieure à 8 et inférieure à 10 sur 20 à la première série d’épreuves du baccalauréat peuvent demander un rattrapage. Celui-ci consiste en deux épreuves orales. Le candidat est interrogé dans les enseignements qui ont fait l’objet d’une épreuve terminale écrite : français, philosophie, et les deux enseignements de spécialité suivis en terminale.

Si les notes obtenues à l’oral sont supérieures aux notes initiales obtenues à l’écrit dans ces enseignements, elles s’y substituent et le jury recalcule la note globale à l’examen en tenant compte de la meilleure note dans chaque enseignement

 

Des dispositions spécifiques sont-elles prévues pour les candidats disposant d’aménagements

pour l’examen (notamment pour les candidats en situation de handicap) ?

Les candidats disposant aujourd’hui d’aménagements pour l’examen du bac (notamment les candidats en situation de handicap, les sportifs de haut niveau, etc), qui peuvent bénéficier notamment d’étalement des épreuves, continueront de bénéficier de dispositifs similaires dans le nouveau baccalauréat à partir de 2021.

 

Les enseignements scientifiques, et en particulier les mathématiques, ont-ils diminué avec le nouveau baccalauréat ?

L’enseignement des sciences est renforcé :

– Tous les élèves suivront l’enseignement obligatoire « enseignement scientifique » de 2 heures hebdomadaires en première et en terminale. Jusqu’ici, les élèves de la filière L ne bénéficiaient pas d’enseignement scientifique en terminale.

– Les élèves ayant choisi l’enseignement de spécialité « mathématiques » en terminale (6h par semaine) auront la possibilité de suivre l’enseignement optionnel « mathématiques expertes » (3h par semaine), s’ils envisagent des classes préparatoires ou des études de mathématiques à l’Université. Ces élèves bénéficieront donc de 9h d’enseignement en mathématiques chaque semaine en terminale (+1h hebdomadaire par rapport aux actuels élèves de la série S, spécialité mathématiques).

L’enseignement optionnel « mathématiques complémentaires » (3h hebdomadaires) sera proposé à tous les élèves n’ayant pas choisi « mathématiques » comme enseignement de spécialité en terminale, et s’adresse en priorité aux élèves qui avaient choisi la spécialité « mathématiques » en classe de première. En particulier, les lycéens qui auront choisi les spécialités SVT, Physique/Chimie ou SES et Histoire, géographie, géopolitique et sciences politiques par exemple, auront la possibilité choisir l’enseignement optionnel « Mathématiques complémentaires » pour viser la consolidation de leurs connaissances et se préparer aux études supérieures. .

 

Quand seront connus les attendus du supérieur sur les choix de spécialités ?

Les attendus de l’enseignement supérieur sont connus depuis mai 2018, ; ils ne portent pas directement sur les enseignements de spécialité mais sur les compétences nécessaires pour réussir dans la voie envisagée. Ils permettent, dans le cas d’un projet post bac déjà arrêté, de repérer les enseignements qui répondront le mieux aux compétences nécessaires.

Pour vous informer sur le choix de vos enseignements de spécialité, vous pouvez consulter le site de l’ONISEP www.Horizons2021.fr : il vous permet de tester toutes les combinaisons de spécialités selon vos goûts. En fonction de vos choix, il vous propose des exemples de formation et métiers qui vous correspondent.

 

Nota : pour la Suisse, à ce jour Swissuniversities indique que pour entrer à l’Université, la moyenne générale de 12/20 est maintenue, qu’il faudra choisir un enseignement de spécialité en mathématiques (la question de savoir si les mathématiques complémentaires suffisent en 13e reste à trancher, novembre 2019) et un enseignement de spécialité dans le domaine scientifique : SVT ou Sciences-Physiques.